La Direction de la Sûreté Publique marque ce lundi 7 septembre la Journée internationale de la coopération policière en rappelant le rôle fondateur de la Principauté dans l’histoire d’INTERPOL. C’est à Monaco, en avril 1914, sous l’impulsion du prince Albert Ier, qu’a germé l’idée d’une organisation internationale de coopération entre polices, devenue quelques années plus tard l’organisation que l’on connaît aujourd’hui.
Rappelons que ce premier Congrès international de police judiciaire s’est tenu du 14 au 18 avril 1914 dans la Principauté, réunissant des juristes, magistrats et policiers venus de vingt-quatre pays. Les participants y avaient abordé les techniques d’identification des délinquants, la centralisation des fichiers criminels et les procédures d’extradition. La Première Guerre mondiale a interrompu la dynamique, mais le projet a été repris en 1923 à Vienne, où des représentants de vingt pays ont fondé la Commission internationale de police criminelle, ancêtre direct d’INTERPOL, désormais installé à Lyon. La Principauté avait d’ailleurs accueilli en novembre 2014 l’Assemblée générale de l’organisation pour le centenaire de ce congrès fondateur.
Neuf extraditions vers Monaco en deux ans
Plus d’un siècle après, la Sûreté Publique met en avant les résultats concrets de cette coopération. Entre 2025 et 2026, neuf personnes visées par une notice rouge ont été extradées vers Monaco grâce à la collaboration de la France, de l’Italie, de l’Espagne, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la Serbie et de l’Azerbaïdjan. Ces procédures concernaient des enquêtes liées aux atteintes aux biens et aux personnes, aux trafics de stupéfiants et à la cybercriminalité.
Dans ce contexte, la notice rouge constitue une demande adressée aux polices des pays membres de localiser et d’arrêter provisoirement une personne en vue de son extradition. Elle n’a pas la valeur d’un mandat d’arrêt international : chaque État reste libre d’y donner suite selon son droit. Selon les archives d’INTERPOL, la première notice rouge a été diffusée en 1947 et l’organisation regroupe aujourd’hui la quasi-totalité des pays du monde.
La journée célébrée ce 7 septembre est récente. L’Assemblée générale des Nations Unies l’a instituée par une résolution adoptée par consensus le 16 décembre 2022, sur proposition de la Norvège et du Brésil, en retenant la date de création de la Commission internationale de police criminelle. La première édition, en 2023, a coïncidé avec le centenaire d’INTERPOL. Le texte onusien insiste sur la nécessité de renforcer la coopération internationale contre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme.
À cette occasion, la Direction de la Sûreté Publique salue l’engagement de ses partenaires étrangers au service de ce qu’elle qualifie de sécurité partagée au-delà des frontières.
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