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Economie

Foreplast : la deuxième disparition de Mécaplast

par 28 octobre 2019
5 minutes read

Emblématique de ce secteur né à partir des années 1950, sous l’impulsion du prince Rainier III et grâce à l’afflux d’entrepreneurs attirés par la douceur du climat et de la fiscalité, le plasturgiste Foreplast a annoncé la fin de toute fabrication d’ici à février.

Ce fabricant de composants automobiles (poignées de portières, boutons de commandes, etc…) a été fondé en 1955 par un Monégasque pur jus, Charles Manni, grand-père du jeune espoir de F1 Charles Leclerc.

Il y a cinq ans, il a été revendu au groupe Novares. Mais ce dernier ne conservera à Monaco que des bureaux d’études et un service de facturation.

Avec cette usine, c’est un pan d’histoire de Monaco qui disparaît et « un vrai traumatisme », observe Lena Hanns, de l’Union syndicale monégasque (USM).

– Grève rarissime –

« La tendance est d’aller vers le développement de bureaux d’études, d’une industrie propre, de services, plutôt que la fabrication qui exige beaucoup de place », constate-t-elle.

A Monaco, cité-Etat hyper-urbanisée d’environ 2 km carrés en bord de Méditerranée, le prix moyen du m2 approche les 50.000 euros, l’un des plus chers au monde.

« Ca nous poserait moins de problèmes si les salariés étaient considérés et formés pour continuer à travailler à Monaco. Or, aujourd’hui, ils sont simplement renvoyés en France ou en Italie », dit-elle.

Chez Foreplast, où 59 salariés vont être licenciés malgré des années d’ancienneté et une carrière sans accroc, la pilule du plan social a été difficile à avaler. Fait rarissime en Principauté, ils ont fait la grève deux fois, près de quinze jours en tout, pour faire améliorer le plan social, souligne Me Delphine Frahi qui assiste le personnel.

« J’ai eu la boule au ventre, il n’y a plus beaucoup d’usines et elles ont déjà leur personnel », explique Michele (son prénom a été modifié à sa demande), un futur ex-salarié italien de 58 ans, entré en 1979 dans l’entreprise.

Son père travaillait déjà pour le plasturgiste: « Monaco payait mieux qu’en Italie et jusqu’en 2004 on n’était pas imposable. En fait, surtout, il n’y avait pas trop de travail en Italie, c’était notre planche de salut ».

« Pour la Principauté, la présence de gens modestes venant travailler véhiculait une autre image que la clientèle menant grand train dans les palaces et Rainier III y était très sensible », remarque un industriel.

Depuis quelques années, Michele sentait le vent tourner. A Fontvieille, un quartier gagné sur la mer près du stade de foot où se concentraient ces usines, « il y a toujours autant de monde, mais ce sont des gens plus qualifiés ».

Pourtant, « aux temps héroïques », comme les appelle Pascal Gaussin, du Groupe d’Etudes des industries de transformation (GIET) de Monaco, la Principauté fabriquait de tout: conserves d’anchois, lave-linge, maillots de bain ou produits de parapharmacie.

Parmi eux, le fameux « dentifrice des pieds » des laboratoires Asepta. Connu sous la marque Akiléïne, ce dernier a été imaginé initialement pour soulager les pieds éprouvés des croupiers du casino.

En 1965, près de la moitié de la main d’oeuvre monégasque travaillait dans l’industrie. Le secteur avait décuplé en 15 ans et était cité en exemple: Monaco était LA grande ville industrielle de la Côte d’Azur et montrait la voie pour s’affranchir de la mono-industrie du tourisme et des jeux.

Selon un connaisseur, des montages comptables confortaient ce succès, permettant d’imputer la production dans une société ne faisant quasiment pas de profits et les ventes dans une autre société en nom propre non imposable. Ce système explique, selon ce spécialiste, pourquoi encore aujourd’hui des sociétés gardent un pied à Monaco.

– Délocalisations –

L’industrie monégasque a suivi la même pente qu’en France ou en Europe, mais en pire.

Elle ne pèse plus que 5% du Produit intérieur brut (PIB) et 5% de l’emploi privé, soit 2.600 salariés, selon l’Institut statistique monégasque Imsee. Et encore, ces chiffres incluent les boulangers industriels ou les domaines de la distribution d’eau, de gaz, d’électricité et du traitement des déchets.

Les établissements industriels de plus de 100 personnes ne sont plus que sept à Monaco. L’industrie pèse cependant pour un tiers du commerce extérieur de la Principauté grâce aux parfums et produits de toilette, précise l’Imsee.

Lancaster, dont la princesse Grace Kelly a contribué à la renommée, conserve des lignes de production de soins pour la peau et la protection solaire. Un ancrage ancien que le syndicat USM estime à son tour menacé après la disparition dans la dernière décennie de plusieurs autres grands employeurs: Biotherm (cosmétiques), Theramex (contraceptifs), Borgwarner (équipements hydrauliques) ou Invensys (électroménager).

« Les salariés sont en droit de s’inquiéter », estime Mme Hanns même si le groupe américain Coty, propriétaire de Lancaster, assure que « le site Coty de Monaco et sa compétitivité sont stratégiques ».

« Au sein du GIET, on a été jusqu’à 65 membres mais on n’est plus qu’une quinzaine, dont environ la moitié sont de vrais industriels », souligne M. Gaussin, témoin de nombreuses délocalisations vers le Maghreb ou l’Europe de l’Est.

« Il n’y a pas d’intérêt à être à Monaco, sauf pour des entreprises présentes historiquement qui ont une production à forte valeur ajoutée et pour lesquelles l’impact du coût de la main d’oeuvre est modeste ».

« Quand le prince Albert II a été intronisé en 2005, le déclin était déjà très amorcé », reprend M. Gaussin: « On lui avait fait une présentation intitulée… +A nos chers disparus+ ».

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28 octobre 2019 0 comments
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Brèves

Retour sur le gala Sportel 2019

par 25 octobre 2019
2 minutes read

Le Sportel Monaco, qui se déroule du 20 au 23 octobre 2019, fête ses 30 ans. Dans le cadre de ce rassemblement inédit, la cérémonie des Sportel Awards s’est tenue le 22 octobre à 20h30 au Grimaldi Forum, sous le haut patronage de S.A.S. le prince Albert de Monaco et du comité international olympique. En l’absence de l’époux de Charlene de Monaco, au Japon pour l’intronisation de l’empereur Naruhito, il était représenté par son neveu par Pierre Casiraghi. À cette occasion, les meilleures images sportives de l’année écoulée sont récompensées par un jury composé d’athlètes, de réalisateurs et des représentants officiels de grands groupes médiatiques et de comités olympiques.

La soirée a été marquée par la présence de plusieurs sportifs, dont Didier Deschamps, qui était accompagné de sa femme Claude. Très attaché à Monaco, où il a entraîné l’AS Monaco de 2001 à 2005, le sélectionneur de l’équipe de France de football revient toujours avec grand plaisir sur le Rocher. L’an passé, il s’était vu remettre un prix spécial des mains d’Albert de Monaco, celui de la Légende.

Pour cette nouvelle édition des Sportel Awards, Didier Deschamps n’était pas sur scène mais spectateur de l’honneur rendu à un autre champion, Alain Prost. Le quadruple champion du monde a ainsi reçu son prix des mains de Pierre Casiraghi. Ce même mardi 22 octobre, l’ancien pilote de 64 ans avait ravi les passionnés de courses automobiles en participant au rendez-vous dédié à la F1 qui s’est déroulé à 14h30. Il y a notamment été question du documentaire exceptionnel Grand prix de Monaco, la légende, produit par Yann-Antony Noghès. Alain Prost en a profité pour dédicacer un ballon de l’AS Monaco.

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25 octobre 2019 0 comments
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Environnement

L’association BeMED lance un appel à micro-initiatives pour lutter contre la pollution plastique en Méditerranée

par 25 octobre 2019
1 minutes read

L’association Beyond Plastic Med (BeMed) annonce, lundi 21 octobre, son 4ème appel à micro-initiatives pour lutter contre la pollution plastique en Méditerranée.

“Cet appel s’adresse aux organisations, collectivités territoriales, entreprises privées et institutions scientifiques des pays du pourtour méditerranéen, dont la Tunisie, pour un montant plafonné à 10 000 euros (l’équivalent de 32 MDT) “. C’est ce qu’a indiqué Philippe Mondielli, membre de l’association BeMed qui s’exprimait à bord de la Goélette scientifique française Tara en escale du 20 au 22 octobre à Tunis, au port de Gammarth.

“L’appel à projet sera clôturé le 1er janvier 2020”, a-t-il fait savoir, soulignant que BeMed a soutenu 38 projets dans 12 pays depuis 2017.

L’objectif est d’atteindre une centaine d’initiatives en 2023, sachant que Beyond Plastic Med a, jusque-là, apporté qon appui à eux projets citoyens en Tunisie initiés par l’association Jlij pour l’Environnement Marin à Djerba et Tunisie recyclage.

Beyond Plastic Med est une association qui lutte contre la pollution plastique en Méditerranée. Elle a été créée par la Fondation Prince Albert II de Monaco, la Fondation Tara Océan, Surfrieder Foundation Europe, la fondation Mava et l’Union Internationale pour la conservation de la Nature.

BeMed se donne pour objectif de développer et coordonner un réseau d’acteurs locaux engagés contre la pollution plastique afin de favoriser le partage d’expériences et de connaissances et de renforcer l’efficacité des actions à l’échelle de la Méditerranée.

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Environnement

Un point sur le parc solaire monégasque

par 23 octobre 2019
2 minutes read

Depuis deux ans, les panneaux photovoltaïques partent à la conquête des toits de la Principauté, ceux d’habitations privées ou de bâtiments publics dont les écoles du Parc et des Révoires, ainsi que le Lycée Technique et Hôtelier. Prochaine opération programmée : l’installation de près de 500m2 de panneaux en toiture de la Caserne des Pompiers de Fontvieille. Ils permettront de produire 88 000 KWh annuels, de réduire le rejet de CO2 dans l’atmosphère de 7,2 tonnes par an et de rendre l’ensemble de la Caserne et ses 40 logements autonomes électriquement à près de 27%.

En avril dernier étaient inaugurés sur la toiture du Monte-Carlo Bay 1 000 m2 de panneaux photovoltaïques. Une centrale solaire financée, exploitée et réalisée par la SMEG, dans le cadre du contrat « SunE » bénéficiant de la subvention du Gouvernement garantissant pour 15 ans la production d’énergie photovoltaïque.

Enfin, cette année, à la mi-septembre, S.A.S. le Prince Souverain a inauguré une centrale de 2 425 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit du Grimaldi Forum, également installée par la SMEG. Cet équipement, qui anticipe les besoins de l’extension en mer et contribuera au bilan énergétique du futur quartier, bénéficie d’un financement de 1,5 M€ versé à l’Etat par la SAM l’Anse du Portier.

Pour encourager le développement du solaire auprès des particuliers, le Gouvernement a mis en ligne en juin 2017 un cadastre solaire qui renseigne tous les résidents sur la capacité de production solaire photovoltaïque de chaque toit de Monaco (www.cadastresolaire.mc). Depuis 2008, l’Etat leur propose des subventions à l’installation de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques.

Enfin, la Principauté, grâce à la société Monaco Energies Renouvelables, créée en partenariat avec la SMEG, a acquis 8 centrales solaires en France, qui couvrent 10% de la consommation électrique de la Principauté.

Photo : Centrale solaire du Grimaldi Forum ©Direction de la Communication/Charly Gallo

23 octobre 2019 0 comments
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Social-santé

Octobre Rose : le CHPG investit la ville

par 23 octobre 2019
1 minutes read

Dans le cadre de cette opération de sensibilisation et de lutte contre le cancer du sein, le Centre Hospitalier Princesse Grace a installé le 22 octobre plusieurs stands dédiés à cette campagne.

Plusieurs actions visant à inciter au dépistage du cancer du sein, en partenariat avec l’Association « Pink Ribbon Monaco », ont parallèlement émaillé ces derniers jours.

Ainsi, plusieurs médecins et infirmiers du CHPG étaient présents samedi matin Place d’Armes afin d’échanger sur de nombreuses thématiques liées au cancer du sein.

Dimanche une collecte de sang, des places à 1€ pour les supportrices vêtues de rose et un stand d’information étaient proposés aux spectateurs en marge du match de football Monaco – Rennes.

Pour rappel, le dépistage du cancer du sein repose sur l’examen clinique et des examens d’imagerie (mammographie, échographie…). En fonction du niveau de risque, la fréquence des examens cliniques et d’imagerie qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein est adaptée. Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Plus un cancer du sein est détecté tôt, moins le traitement sera agressif. En France, 60 000 nouveaux cas sont dépistés chaque année.

Photo ©Direction de la communication – Stéphane Danna

23 octobre 2019 0 comments
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Sortir

Programmes cinéma à Monaco du 23 au 29 octobre

par 23 octobre 2019
3 minutes read

A l’affiche au Cinéma des Beaux-Arts, du 23 au 29 octobre 2019.
Théâtre Princesse Grace, 12 avenue d’Ostende – 98000 Monaco

Plus de détails et horaires sur cinemas2monaco.com

Abominable

Tout commence sur le toit d’un immeuble à Shanghai, avec l’improbable rencontre d’une jeune adolescente, l’intrépide Yi, avec un jeune Yeti. La jeune fille et ses amis Jin et Peng vont tenter de ramener chez lui celui qu’ils appellent désormais Everest, leur nouvel et étrange ami, afin qu’il puisse retrouver sa famille sur le toit du monde. Mais pour accomplir cette mission, notre trio de choc va devoir mener une course effrénée contre Burnish, un homme puissant qui a bien l’intention de capturer la créature car elle ressemble comme deux gouttes d’eau à celle qu’il avait fortuitement rencontrée quand il était enfant.

Angry Birds : Copains comme cochons

Les oiseaux et les cochons continuent de se battre sans relâche. Mais la menace d’un nouvel adversaire vient perturber les voisins ennemis. Red, Chuck, Bombe et l’Aigle Vaillant recrutent Silver, la sœur de Chuck et s’associent aux cochons Léonard, son assistante Courtney et Garry (le geek), pour former une équipe improbable et tenter de sauver leurs foyers !

Maléfique, le pouvoir du mal

Plusieurs années après avoir découvert pourquoi la plus célèbre méchante Disney avait un cœur si dur et ce qui l’avait conduit à jeter un terrible sort à la princesse Aurore, « MALEFIQUE : LE POUVOIR DU MAL » continue d’explorer les relations complexes entre la sorcière et la future reine, alors qu’elles nouent d’autres alliances et affrontent de nouveaux adversaires dans leur combat pour protéger leurs terres et les créatures magiques qui les peuplent.

Joker

Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Au nom de la terre

Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l’exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

Downtown Abbey

Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l’événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d’Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l’avenir même de Downton.

J’irai où tu iras

Vali et Mina sont deux sœurs que tout oppose, éloignées par les épreuves de la vie. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père aimant finit par trouver l’occasion rêvée pour les rassembler le temps d’un week-end et tenter de les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener malgré son mépris pour la passion de sa sœur.
C’est une histoire de retrouvailles, une histoire d’amour entre deux sœurs, l’histoire d’une famille qui s’aime mais qui ne sait plus se le dire.

Un jour de pluie à New York

Deux étudiants, Gatsby et Ashleigh, envisagent de passer un week-end en amoureux à New York. Mais leur projet tourne court, aussi vite que la pluie succède au beau temps… Bientôt séparés, chacun des deux tourtereaux enchaîne les rencontres fortuites et les situations insolites.

Gemini Man

Henry Brogan, un tueur professionnel, est soudainement pris pour cible et poursuivi par un mystérieux et jeune agent qui peut prédire chacun de ses mouvements.

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Environnement

L’hydrogène une nouvelle fois au départ du e-rallye de Monte Carlo

par 22 octobre 2019
1 minutes read

Du 23 au 27 octobre, 45 véhicules zéro émission (dont 4 modèles à pile à combustible) vont rallier la Principauté de Monaco, en empruntant un parcours de 12 spéciales au départ de Valence (Drôme). Le départ du 4e eRallye de Monte-Carlo sera donné à 14 h, à l’issue des vérifications techniques. Véritable compétition routière, réservée aux véhicules 100 % électriques et 100 % hydrogène, sans utilisation de prolongateur, l’affiche 2019 confrontera la Toyota Mirai à la Renault ZOE, la Jaguar I-Pace ou encore la nouvelle DS3 Crossback E-Tense.

L’Automobile Club de Monaco a tracé un parcours composé d’épreuves mythiques qui ont fait les grandes heures de ses ainés (Rallyes Monte-Carlo WRC et Historique). A noter que ce 4e opus de l’eRallye Monte-Carlo compte cette année pour la 12e et avant-dernière manche de la Coupe eRallye de Régularité de la FIA 2019.

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22 octobre 2019 0 comments
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International

Monaco finance un système photovoltaïque au Centre archéologique d’Arkhangaï en Mongolie

par 21 octobre 2019
1 minutes read

Le Centre de recherche et d’exposition archéologique de Tsatsyn Ereg, situé dans la province d’Arkhangaï en Mongolie a été équipé, entre août et septembre derniers, d’un système photovoltaïque solaire financé par le Gouvernement Princier.

Fonctionnant dorénavant aux énergies renouvelables, ce Centre archéologique, fruit de la mission conjointe menée par le Musée d’Anthropologie Préhistorique de la Principauté et l’Institut de l’Académie des Sciences de Mongolie, devient un modèle de bâtiment public respectueux de l’environnement.

Avec une puissance maximale de 4 kWc installés, ce système photovoltaïque va permettre l’alimentation en électricité du bâtiment, dans un pays qui dispose de 257 jours d’ensoleillement en moyenne par an. De plus, un système solaire thermique de fourniture d’eau chaude a également été installé. Les personnels du Centre archéologique ont été formés à la maintenance et à l’exploitation de ces nouvelles installations, par l’ONG Geres, partenaire technique du projet.

Pour rappel, les chercheurs de Mongolie et ceux du Musée d’Anthropologie préhistorique ont prolongé leur partenariat scientifique et culturel avec de toutes nouvelles missions archéologiques. Grâce à cette collaboration, le site de Tsatsyn Ereg a été inscrit sur la liste indicative de l’UNESCO.

21 octobre 2019 0 comments
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Numérique

Korben revient sur les Assises de la Sécurité

par 21 octobre 2019
5 minutes read

Comme tous les ans, j’ai eu le plaisir cette année de me rendre à Monaco pour assister aux **Assises de la Sécurité**. Si vous ne connaissez pas encore, cet événement regroupe durant 3 jours de nombreux experts de la cybersécurité et un très grand nombre de sociétés venues présenter leurs solutions technologiques.

Lors de son discours d’introduction, Guillaume Poupard de l’ANSSI a abordé le thème de la « peur ». Dans la sécurité en général, secouer le spectre de la peur est très vendeur. Evidemment, les risques sont réels et les enjeux très élevés donc la peur ressentie est loin d’être imaginaire mais Guillaume Poupard souhaite que les experts en sécurité imaginent de nouveaux discours moins anxiogènes et plus positifs afin que le milieu de la cybersécurité ne s’ankylose pas.

Je comprends cette envie d’insuffler de la « positive attitude » dans la cybersécurité mais je sais aussi que l’humain est par définition un être qui aime rester la plupart du temps dans sa zone de confort et malheureusement, rien n’est plus efficace que de saupoudrer un peu de « peur » dans son cerveau pour qu’il adopte certaines mesures afin justement de rester dans cette zone.

C’est regrettable mais c’est comme ça. Donc je doute fortement que demain les sociétés abandonnent ce discours axé en partie la peur. La peur est partout… Dans la bouche de nos dirigeants, sur les réseaux sociaux, dans les médias, et dans le cerveau de ma voisine. La peur paralyse, hypnotise et fait vendre. Vous pouvez trouver cela triste mais c’est la nature humaine qui est ainsi faite.

Et même si j’adhère totalement au discours de Guillaume Poupard en faveur de l’adoption d’une mentalité et d’un discours « cybersécurité » plus positif tout en étant hyper conscient du monde réel, des risques et des enjeux (pas de bisounours ici, je vous rassure), j’ai du mal à voir comment ce souhait pourrait se réaliser tant le bénéfice « commercial » de la peur est fort.

Côté technique, l’ANSSI a adopté depuis un petit moment déjà l’open source et croit dur comme fer à l’ouverture et au partage du code. Et c’est à mon sens par là qu’il faut se diriger. Pour les libristes ou les lecteurs de Korben.info, ce n’est pas nouveau mais croyez moi, nombreux sont ceux qui croient encore qu’en fermant leur code, ils sont hors de portée des cybercriminels. Que ce soit avec Clip OS, OpenCTI, DFIR ORC ou encore Wookey…etc, l’ANSSI n’est pas en reste sur la publication et l’ouverture de ses codes sources. Et les sociétés, qu’elles soient cyber ou non devraient s’inspirer de cet exemple car cela permet de faire grimper le niveau de sécurité de tous ainsi que la qualité des outils.

Durant son discours, il a aussi abordé l’état actuel de la menace cyber dans le monde, en expliquant que nous étions quasiment en guerre. Des groupes de cybercriminels visiblement rattachés à des gouvernements se positionnent activement non pas uniquement pour espionner comme c’est d’ordinaire le cas, mais pour agir « militairement » le moment venu. Une véritable poudrière d’après Guillaume Poupard.

On peut voir dans cette analyse également un message de peur opposé à son discours « injectons de la positivité » et c’est vrai qu’il y a un peu de ça. Mais c’est aussi un discours lucide basé sur de l’observation (pas de bisounours ici, j’ai dit) qui malheureusement peut générer de la peur chez celui qui l’écoute.

Entre alerter avec conviction sur l’état réel de la menace et insuffler la peur, la différence est très subtile et je ne suis pas certain que nous arriverons tous à la saisir…

Je pense que pour essayer de réduire la peur, il va falloir éclaircir la menace, la rendre plus palpable, la désacraliser afin que chacun en ai conscience tout en gardant son sang froid et en travaillant dans le bon sens. Donc pour que les discours cyber deviennent un jour des discours « positifs » et moins « vendeurs de peur » (soyons utopiques 2 secondes, voulez-vous), il va falloir apprendre dès maintenant à regarder en face le risque cyber, à le considérer pour ce qu’il est réellement et à l’appréhender avec des solutions concrètes tout en éduquant et démystifiant le sujet pour tous les acteurs concernés, des experts aux dirigeants, en passant par les employés, mais aussi les particuliers.

Bref y’a du boulot !

Autrement, j’ai croisé pas mal de boites sympas et j’ai notamment pu discuter un peu avec Yubico qui fabrique la Yubikey. Ils en ont sorti des nouvelles depuis quelques mois compatibles avec du NFC mais aussi un connecteur Lightning. Je n’ai jamais pris le temps de tester cela mais je pense que je vais m’en procurer une et faire quelques tests. On verra si je trouve le temps.

J’ai assisté aussi à une conférence très intéressante sur le déploiement en entreprise d’une politique PasswordLess, c’est à dire d’authentification sans mot de passe. C’était très intéressant et je pense que c’est clairement l’avenir car les oublis, les réinitialisations ou le vol de mot de passe coûtent vraiment cher à beaucoup d’entreprises.

Et sur le côté plus « hack », j’ai participé à un atelier organisé par Kaspersky Lab qui nous a exposé les méthodologies de reconnaissance et d’attaque de Fin7, un APT ciblant pas mal de boites en Europe et en Amérique du Nord. C’est intellectuellement et techniquement passionnant de voir comment ces derniers procèdent et sont organisés. Au delà de la technique, ces groupes de cybercriminels créent de toutes pièces de fausses sociétés de cybersécurité avec un faux site, un faux nom de domaine, des fausses boites mails…etc pour poster de vraies annonces d’emploi et recruter des admins sys, des développeurs mais aussi des traducteurs, afin de les aider à développer leurs malwares, gérer leur infra C&C et même traduire les emails de phishing. Dingue !

Je me suis régalé, j’ai croisé beaucoup de personnes supers sympas, et revu quelques amis avec qui j’ai pris plaisir à discuter. C’était une très bonne édition ;-).

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Brèves

Mission Encor : à la recherche des coraux profonds de Mer Rouge

par 21 octobre 2019
3 minutes read

La Société des Explorations de Monaco soutient une mission scientifique d’étude des coraux profonds de Mer Rouge qui se déroulera du 23 au 31 octobre 2019. Réalisée dans le golfe d’Aqaba à partir de l’Inter University Institute (IUI) pour les Sciences Marines (Israël), cette mission est organisée conjointement par le Dr Christine Ferrier Pagès, responsable de l’équipe d’écophysiologie corallienne du Centre Scientifique de Monaco (CSM), et le Pr Maoz Fine de l’Inter University Institute (IUI), dans le cadre d’une longue coopération entre ces deux entités.

La topographie du golfe d’Aqaba est unique par sa profondeur et son étroitesse. Cette particularité rend les récifs profonds assez facilement accessibles dans cette région du monde parce qu’ils sont peu éloignés du récif. Plusieurs sites remarquables dominés par les coraux seront ainsi explorés dans une zone située entre 60 et 150 mètres de fond, un écosystème marin où la pénombre règne, la zone mésophotique. Le navire de recherche de l’IUI, le « Sam Rothberg », quittera chaque matin son port d’attache, Eilat, pour permettre à l’équipe de scientifiques présente à bord d’étudier des coraux vivant à ces profondeurs. A bord, la jeune chercheuse Vanessa Bednarz, post Doctorante du CSM, sera chargée du volet opérationnel.

Ces fonds sous-marins, dont les peuplements sont encore très mal connus, seront observés, échantillonnés et inventoriés grâce à un drone sous-marin télécommandé depuis le bateau (ROV – Remotely Operated Vehicle). Des prélèvements de coraux, de sédiments et d’eau seront effectués à l’aide du bras mécanique qui équipe ce ROV. Les caméras haute définition fixées sur le ROV enregistreront également au cours de ces plongées profondes de nombreuses heures d’images précieuses, utiles au recensement et à la reconnaissance des espèces présentes. Ces images et ces prélèvements seront ensuite analysés en détail à l’issue de la mission et feront l’objet de différentes investigations: taxonomie, étude de la biodiversité, séquençages de l’acide désoxyribonucléique (ADN), étude de la réponse à l’évolution des conditions physico-chimiques et de la température.

Les équipes de Christine Ferrier Pages et Maoz Fine seront entourées d’experts internationaux, dont le Pr Yehuda Benayahu, de l’Université de Tel Aviv, le Dr. Ali Al-Sawalmih, directeur de la Station marine d’Aqaba en Jordanie, le Pr Joerg Wiedenmann de l’Université de Southampton (Royaume-Uni), et un responsable du Parc Naturel d’Eilat « Coral Beach Nature Reserve ».

Pourquoi s’intéresser aux coraux profonds en particulier ?

Du fait de leur profondeur, les récifs situés au-delà de 60 mètres sont encore très peu étudiés et leur physiologie mal comprise. Ils sont cependant plus protégés que les récifs coralliens de surface au réchauffement de l’eau et peuvent servir de refuge aux coraux dans le futur. Le but de la mission est donc, tout d’abord, d’établir un état initial de la biodiversité des récifs profonds d’Eilat, afin de pouvoir évaluer par la suite toute évolution de cette biodiversité, qui pourrait indiquer que même les récifs coralliens profonds sont menacés par le changement climatique. Le deuxième objectif est d’acquérir une meilleure connaissance de la physiologie des coraux profonds, et notamment de leur résistance à une augmentation de température. Le troisième objectif est de rechercher dans ces récifs profonds de nouvelles espèces, encore non décrites.

Et après la mission ?
Tous les jours, ces scientifiques ramèneront des échantillons aux équipes restées à terre. Afin d’étudier les caractéristiques physiologiques de ces organismes profonds et de conditionner ces prélèvements pour les études ultérieures à la mission, un véritable laboratoire extérieur aura été installé à la station, entre désert et mer.

Les opérations de terrain seront suivies d’un long travail de recherche et d’études en laboratoire, avant la phase finale de publication des résultats.

Durant cette mission, dont le caractère pluridisciplinaire et international est à souligner, la station d’Eilat fêtera son cinquantenaire et sera le centre de plusieurs animations et conférences programmées à cette occasion.

21 octobre 2019 0 comments
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