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GAFI : Monaco en progrès contre le blanchiment d’argent

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Le Groupe d’action financière a adopté, à l’issue de son assemblée plénière tenue du 9 au 13 février 2026 à Mexico, le troisième rapport de progrès présenté par la Principauté de Monaco dans le cadre de son plan d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ce rapport s’inscrit dans le calendrier arrêté en juin 2024.

Le GAFI reconnaît des avancées substantielles, en particulier sur la qualité et les délais de transmission des déclarations de soupçon adressées à l’Autorité monégasque de sécurité financière. Ces résultats sont associés à un renforcement des dispositifs de détection et de traitement fondés sur une approche par les risques, ainsi qu’à l’évolution du cadre législatif monégasque avec l’adoption de plusieurs lois successives ces dernières années.

Des résultats mesurables et une montée en puissance des moyens

Le rapport souligne le renforcement de la politique de sanctions administratives, notamment dans des secteurs exposés aux risques tels que l’immobilier, les ventes aux enchères et les prestataires de services aux trusts et sociétés. Les sanctions prononcées, par leur montant et leur périmètre, traduisent une capacité accrue à appliquer des mesures proportionnelles et dissuasives conformément aux standards internationaux.

Ces avancées reposent sur une augmentation significative des moyens humains, les effectifs de l’Autorité monégasque de sécurité financière étant passés de 20 à près de 80 agents en quatre ans, ainsi que sur l’adaptation continue des stratégies de supervision et l’opérationnalité du service des sanctions.

Pour l’année 2026, la Principauté poursuit le renforcement de son dispositif, avec un accent mis sur la chaîne pénale, notamment par le développement de la section financière spécialisée du Parquet général et le recrutement de deux procureurs supplémentaires. Cette phase s’appuie sur des indicateurs en progression, dont une hausse moyenne de 10 % des déclarations de soupçon entre 2023 et 2025, une augmentation de plus de 20 % des demandes de renseignement financier auprès de partenaires internationaux et une progression de près de 60 % des rapports transmis au Parquet général depuis 2020.

La démarche s’inscrit dans une planification pluriannuelle, avec la préparation d’une nouvelle évaluation nationale des risques en 2026-2027, suivie d’une stratégie nationale. Un nouveau rapport de progrès sera transmis au GAFI afin de rendre compte des derniers objectifs du plan d’action en cours.