Devant l’augmentation de la présence de VTC à Monaco, Uber en tête, le gouvernement frappe fort, considérant que ces véhicules ne possèdent pas d’autorisation d’exercer, ni de vignette prévue pour les véhicules étrangers.
Du point de vue législatif Jean Castellini, Conseiller de Gouvernement – Ministre des Finances et de l’Économie, s’appuie sur « l’Ordonnance Souveraine n°1.720 du 4 juillet 2008 relative à la réglementation des taxis, des véhicules de remise, des véhicules de service de ville et des motos à la demande, modifiée ».
L’ordonnance a été renforcée pour concerner explicitement les entreprises de VTC implantées hors de Monaco. Elle précise désormais que « toute plateforme étrangère de mise en relation entre chauffeurs professionnels et particuliers est strictement interdite sur le territoire de la Principauté. »
Seule tolérance : les VTC ayant pris en charge des clients en-dehors de Monaco pourront y déposer leurs utilisateurs. Les représentants du gouvernement rencontreront ceux d’Uber « afin qu’ils sensibilisent une nouvelle fois leurs chauffeurs sur la réglementation en vigueur en Principauté » .
Un protectionnisme non dissimulé
« De ce fait, précise le communiqué officiel, le Gouvernement Princier souhaite attirer l’attention des utilisateurs de ce type de plateforme sur l’activité frauduleuse de ces chauffeurs à Monaco et rappelle que les acteurs de la Principauté en ce domaine, à savoir les taxis et les véhicules de grande remise avec chauffeurs, regroupent plus de 220 véhicules disponibles 24h/24h sur tout le territoire. »