A l’occasion du Word Connect by APG, qui s’est déroulé à Monaco le weekend dernier, les intervenants se sont tous accordés à dire que l’industrie du transport aérien avait la capacité d’absorber huit milliards de passagers en 2030. Les conditions pour vivre dans un monde globalisé doivent toutefois continuer à exister pour relever le défi.
Pour la 11e fois, APG a réussi le tour de force de réunir le temps d’un wekend monde du transport aérien, près de 500 personnes, pour débattre de l’avenir du secteur. A Monaco, au Monte Carlo Bay, il s’agissait cette année de comprendre comment l’industrie pourrait faire voyager huit milliards de passagers en 2030. Elle le pourra : les constructeurs fabriquent des avions de moins en moins polluants, les aéroports s’adaptent et proposent de plus en plus de liaisons « point à point » et la technologie va permettre de proposer aux clients un produit de plus en plus personnalisée. Seule inquiétude, la montée du protectionnisme et du populisme. Comme l’a dit Sandrine de Saint-Sauveur, présidente d’APG, « le transport aérien est un facteur de paix, tant que les gens peuvent voyager, ils rencontrent d’autres personnes ce qui évitent les frontières qui se ferment en ce moment ».
L’Afrique nouvelle frontière de la globalisation
.C’est bien ce qui inquiète Eric Schulz, ancien directeur commercial d’Air Commercial, qui reprend par exemple le slogan du président des Etats Unis « America First » ou encore s’alarme des conséquences du Brexit. Il insiste : « La globalisation est bonne pour tout le monde, elle fait bien moins peur à l’Est qu’à l’Ouest ».
C’est ce qu’est venu expliquer aussi Tewolde Gebremariam, CEO d’Ethiopan Airlines, « l’Afrique est la prochaine frontière de la globalisation ». Mais, « qui est prêt à faire du commerce en Afrique » et « d’expliquer que l’Europe doit faire mieux ». Il ne manque pas d’arguments : la population la plus jeune du monde du monde est issue de ce continent et en 2030 un habitant sur cinq sera africain. Sans oublier toutes les ressources : 42% de l’or mondial, 12% du pétrole ou encore 90% des diamantes proviennent d’Afrique.
Mieux communiquer avec le passager
Enfin, l’image du transport aérien lié à la pollution reste toutefois un sujet préoccupant. Sandrine de Saint-Sauveur en a bien conscience : « Les compagnies aériennes ne communiquent pas assez, elle devraient profiter du temps où il est dans l’avion pour lui expliquer combien il a payé de taxes et ou d’ecotaxes et il pourra ainsi se poser la question si ces sommes sont bien consacrées à ce à quoi elles devraient servir.
APG Airlines trace sa route
Pour pouvoir exercer son métier sans être dépendant d’autres acteurs, APG a créé sa propre compagnie, APG Airlines, qui en 2019, a transporté plus de 1000 passagers entre Toulouse et Lorient à bord d’un Beech 350 de 8 places. APG Airlines travaille actuellement à obtenir la certification Iosa, « même quand on est petit, on peut faire les choses comme les grands » assure Sandrine de Saint-Sauveur qui gère la compagnie « comme une épicière ». Elle explique « ne pas avoir la folie des grandeurs » pour avoir vu des clients mourir d’un excès d’ambitions comme Avianca au Brésil. En 2020, l’objectif sera donc « d’augmenter les fréquences pour permettre un aller-retour dans la journée ».
Les vols sont disponibles dans tous les GDS Amadeus, Sabre, Galileo et Worldspan sous les codes IATA GP / 275.