En vertu du principe de précaution, 68 élus demandent un moratoire sur la 5G et souhaitent faire repousser son déploiement jusqu’à l’été 2021. En mai dernier, 500 militants écologistes, représentés par Me Jean-Marc Descoubes, avaient déjà fait cette demande, la situation n’a donc pas changé, si ce n’est qu’ils ont désormais le soutien de maires de grandes villes comme Marseille, Lyon, Bordeaux et Grenoble.
Rapport de l’Anses au premier trimestre 2021
Dans une tribune publiée dans le JDD, la maire écologiste de Besançon estime de son côté que le déploiement de la 5G en 2020 est une « gabegie » puisque la couverture du territoire en 4G n’est pas encore optimale, notamment en zone rurale. Rappelons malheureusement qu’il existe encore de zones blanches en France et que s’il avait fallu attendre une couverture totale du territoire avant de lancer la 3G, puis la 4G, on surferait toujours sur internet en Edge…
Mais l’objectif de ce moratoire est aussi (et surtout) de déterminer s’il existe des risques sanitaires ou environnementaux. Un rapport sera publié par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) au premier trimestre 2021. L’idée serait donc d’attendre sa publication avant de se lancer tous azimuts dans le déploiement.
En ce qui concerne un éventuel impact écologique, la France peut s’appuyer sur le retour d’expertise de la Principauté de Monaco, dont le réseau 5G est effectif, pour s’orienter. On apprend ainsi que sur les 2,5 km2 du rocher du Monaco, que « la 5G consommation trois à quatre fois moins que la 4G ».
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