Plus de 15 000 fidèles ont assisté ce samedi 28 mars à la messe célébrée par le pape Léon XIV au stade Louis II, point central d’une visite de moins de vingt-quatre heures dans la Principauté de Monaco. Il s’agit de la première venue d’un pontife moderne sur le Rocher et de la première célébration eucharistique organisée dans ce complexe sportif en bord de Méditerranée.
Lors de son homélie prononcée en français, le pape s’est appuyé sur un passage de l’Évangile selon saint Jean évoquant la décision des grands prêtres et des pharisiens de faire mourir Jésus après la résurrection de Lazare. Il a décrit cette décision comme le résultat d’un calcul politique fondé sur la peur, lié à l’attachement au pouvoir.
Un message centré sur les guerres et l’injustice
Évoquant les conflits actuels, Léon XIV a affirmé que les guerres et les injustices qui frappent les peuples sont le fruit de l’idolâtrie du pouvoir et de l’argent. Il a dénoncé des décisions conduisant à la mort d’innocents et des justifications avancées pour les éliminer, établissant un parallèle avec les mécanismes décrits dans l’Évangile.
Le pape a également appelé à ne pas s’habituer aux images de guerre et au fracas des armes, déclarant que la paix repose sur des cœurs purifiés et sur la reconnaissance de l’autre comme un frère. Il a décrit l’idolâtrie comme une forme d’asservissement et a affirmé que chaque vie brisée constitue une atteinte au Corps du Christ.
À la veille du dimanche des Rameaux et à une semaine de Pâques, Léon XIV a évoqué la miséricorde comme manifestation de la puissance divine, affirmant qu’elle transforme le pouvoir en service et donne une vie nouvelle. Il a exhorté les fidèles monégasques à vivre leur foi dans un engagement concret envers toutes les formes de vie, de la naissance à la vieillesse, en passant par la maladie et la solitude.