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Violences sexistes : toutes les victimes enfin rencensées

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L’Institut Monégasque de la Statistique et des Études Économiques publie la septième édition de l’étude annuelle sur les violences sexistes à Monaco, réalisée avec le Comité pour la promotion et la protection des droits des femmes. Cette nouvelle présentation porte exclusivement sur les faits commis en 2025 et adopte une définition des violences sexistes conforme à celle du GREVIO du Conseil de l’Europe.

L’évolution méthodologique vise à préciser le caractère systémique des violences tout en identifiant clairement la minorité d’hommes victimes, souvent peu visibles dans les statistiques. Le périmètre est recentré sur deux catégories, les violences entre partenaires intimes et les violences sexuelles, en excluant les faits sans lien avec cette définition, notamment certaines violences sur la voie publique.

Les données proviennent de la Direction de la Sûreté Publique, de la Direction de l’Action et de l’Aide Sociales, du Centre Hospitalier Princesse Grace et de l’Association d’Aide aux Victimes d’Infractions Pénales. Elles recensent 40 cas de violences entre partenaires intimes ou de violences sexuelles selon la police, 72 cas pris en charge par le CHPG, dont 92 % concernent des femmes et 8 % des hommes, rendant visibles des victimes masculines jusque-là peu documentées.

L’étude indique que les violences entre partenaires intimes ont souvent lieu en présence d’enfants, dans 66 % des situations recensées par l’AVIP. Les victimes couvrent toutes les tranches d’âge, de 6 à 80 ans. Les chiffres présentés décrivent les faits commis en 2025 et ne peuvent être additionnés entre les différentes sources.

La dernière partie analyse le traitement judiciaire des violences recensées en 2025, avec 34 plaintes déposées, 35 procédures engagées, 7 condamnations prononcées et une ordonnance de protection émise. La publication est disponible en français et en anglais sur les sites de l’IMSEE et du Comité pour la promotion et la protection des droits des femmes.