Lors de la réunion du Comité Mixte de Suivi du Covid-19, qui réunit des représentants du Gouvernement et du Conseil National, les représentants de l’Assemblée ont plaidé pour un prolongement du soutien aux acteurs économiques et les salariés de la Principauté après le 30 juin, et aussi longtemps que nécessaire, dans la limite des sommes votées.
Or, celles-ci ne seront pas épuisées au 30 juin si l’on s’en tient au plan progressif de levée des aides présenté par le Gouvernement au cours de la précédente réunion.
Les Conseillers Nationaux ont déjà demandé lors de la précédente réunion du Comité Mixte de Suivi, que les aides aux acteurs économiques et aux salariés ne soient pas arrêtées brutalement mais de manière dégressive, et se poursuivent avec discernement, aussi longtemps que nécessaire pour les secteurs les plus impactés.
Utiliser les crédits votés
Le Conseil National a voté une enveloppe globale de 350 millions pour financer ce soutien de l’Etat. Ces sommes ont été décidées d’un commun accord entre le Conseil National et le Gouvernement, dans le cadre du premier budget rectificatif 2020. Les élus sont bien entendu soucieux de la plus juste utilisation de ces crédits pour préserver les finances publiques. A ce titre, ils ont réclamé des contrôles pour sanctionner ceux qui pourraient profiter injustement des mesures de solidarité économique mises en place par l’Etat.
Plutôt que d’économiser sur les crédits votés et donc disponibles pour soutenir la relance économique, le Conseil National entend travailler à développer de nouveaux types de recettes pour l’Etat dans différents secteurs d’activité. La création d’un groupe de réflexion au sein de l’Assemblée a d’ailleurs été annoncée pour élaborer des pistes de développement.
Une relance qui s’essoufle
Pour les élus, la relance passe par les investissement et le maintien de la commande publique au profit des entreprises et commerces nationaux.
Or, si le déconfinement a été amorcé une semaine avant la France, le Conseil National dénonce désormais un retard pénalisant pour les acteurs économiques monégasques. Notamment en matière de réouverture des salles de sports, d’utilisation des installations sportives, de réouverture des parcs et jardins d’enfants, ainsi que des salles de cinéma.
Les normes imposées aux restaurants sont également « plus contraignantes qu’en France, avec obligation de réservation préalable, distances supérieures entre les tables et nombre de convives inférieur par table » constate la représentation nationale, insistant dans le même temps sur le maintien indispensable de mesures de protection.